글을 쓸때 ‘나’라는 단어를 쓸 것인가 말 것인가?.
‘나’를 등장시키면 왠지 유아틱하고, 자기중심적이고, 이성보다는 감정을 앞세웠다는 인상을 줄 여지가 있는 것 같습니다. 반면에 ‘나’를 드러내지 않고 글을 쓰는것은 독자에 대한 배려나 겸손으로 여기는듯 합니다. 특히나 한국말은 인칭주어를 생략하는 경우가 많으니, ‘나는…..’ 을 쓸 필요성은 더 줄어듭니다.
한국말과는 달리, 불어는 주어를 생략하면 말이 안되는 언어입니다. 편지글을 몇줄 쓰다보면,
Je suis…..
Je…. Je….. Je voudrais…
금새 이런식의 글이 되어버립니다. 정말 유아틱하고 이기적인 인간상을 풍기게 되는 거죠. ㅠㅠ
물론 « je »를 써서 얻을 수 있는 장점도 있습니다. 아래 « je me souviens » 의 사례들에서 보듯이, 아주 사적이고 구체적인 표현을 할 수 있다는 것입니다. « je »를 쓴다는 것은 ‘이건 순전히 나의 시각으로 보는 내 주관적인 생각이야’ 라는 걸 선포하는 것이니, 글쓰기가 훨씬 자유롭고 편안해진다고 합니다. 그리고 독자들은 글쓴이만의 시각이 날카롭게 살아있는, « je »가 등장하는 글을 좋아한다고 합니다. 그러나 그것도 지나치면 나르시시즘에 빠질 위험이 있으니 주의해야 하며, 예술비평이나 시평과 같은 강한 주관성이 요구되는 글에 적합한 문체라고 합니다. 더 자세한 이야기는 다음 발췌문에서 들어 보세요. ^^
« Ce dont le lecteur a faim c’est de présence : la présence de l’écrivain par rapport à la situation...La façon dont vous êtes éveillé, vigilant, et dont vous êtes en contact avec la vie dans la scène ou la situation que vous décrivez.»
- Natalie Goldberg, dans L’écriture : du premier jet au chef-d’oeuvre -
« A Télérama, avant d’être chroniqueur, j’ai fait du reportage, de l’enquête et je m’interdisais le « je ». Je n’en voyais pas l’intérêt pour ceux qui me lisaient. J’ai commencé à changer avec la critique de film. [....] Le lecteur en sait peut-être autant que moi et, surtout, la façon dont on reçoit un film est totalement subjective : cela dépend de son histoire personnelle, du moment où on le voit, avec qui, etc. J’ai commencé à glisser vers le « je », mes arguments c’étaient les miens à moi, nourris de la subjectivité que je viens d’évoquer. Les lecteurs aimaient ça, cette honnêteté.
Le passage à « Mon oeil », je l’ai abordé bardé d’idées sur la télé, sur l’image : mes premières chroniques étaient d’un sérieux épouvantable, j’en ai honte! Là aussi le « je » m’a libéré. J’ai assumé ma position de téléspectateur lambda, au même niveau que les autres, comme eux séduit, scandalisé ou mortellement ennuyé. Et je me suis senti beaucoup plus à l’aise, légitimé dans mon rôle de chroniqueur : quelqu’un qui a le privilège exorbitant de dire ce qu’il pense toutes les semaines.
[....] J’ai cette chance incroyable d’utiliser ma vie personnelle comme matière de ce que j’écris. Cela marche pour moi tant mieux! Mais je ne suis pas pour autant un militant de la présence de l’auteur. Le risque du narcissisme, de la pose, est grand et j’en ai moi-même très peur. Reste que la subjectivité revendiquée est toujours plus facilement acceptée dans les domaines qui relèvent de la critique ou de la chronique. Je pense à la critique d’art d’Olivier Céna à Télérama : elle est très personnelle et c’est sans doute ce qu’aiment ses lecteurs.»
- Alain Rémond, croniqueur -
« je »의 유희를 대표적으로 보여주는 « je me souviens »은 그야말로 자신만의 개인적인 기억을 회상할때 쓰는 첫구절이므로, 뒤따르는 표현은 아주 디테일하게 쓰라고 주문합니다.
«Grâce à cet incipit (ce qui démarre une phrase) : « Je me souviens », le jeu du « je » se fait tranquillement. La litanie des souvenirs se déroule sans effort ; la seule consigne est d’être à la fois très personnel et très précis. N’écrivez pas « je me souviens des bonbons achetés après l’école », nommez-les : des ours en chocolat et des langues de chat !»
« Je me souviens » 의 사례들 :
- Je me souviens des postes à galène
- Je me souviens de l’époque où Sacha Distel était guitariste de jazz
- Je me souviens que j’avais commencé une collection de boîtes d’allumettes et de paquets de cigarettes.
- Je me souviens de l’odeur fauve de mon chien.
- Je me souviens du goût des petits pois mangés crus dans le jardin de mon grand-père.
- Je me souviens du sang si rouge de mon frère quand il s’est ouvert le genou à la piscine.
원문발췌 : Dane Cuypers, Questiion de style, Manuel d’écriture, CFPJ, 2011
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